Chaque projet d’aménagement d’espace extérieur s’appuie toujours sur l’étude du site dans son contexte environnant. L’objectif est de connecter le projet au tissu urbain et à la trame végétale existante, pour garantir une appropriation du site par les usagers et une bonne intégration paysagère et écologique.
La phase diagnostic (DIAG) permet de relever les atouts et les contraintes du site et d’analyser la relation de la parcelle avec l’extérieur. Le diagnostic analyse ainsi l’évolution de la parcelle dans le temps (quelle est son histoire ?) à travers une recherche cartographique et bibliographique, le patrimoine végétal existant (identification des essences), le potentiel écologique (présence de faune et flore d’intérêt ?), la topographie, l’ambiance paysagère, les accès à la parcelle, les perspectives visuelles, les parcours de chaque usager (piéton, PMR, cycliste, automobiliste…), la position des réseaux. Ce diagnostic paysagé aboutit à une synthèse graphique qui met en parallèle les atouts et les contraintes du site à la programmation envisagée par la maitrise d’ouvrage. Un cadrage règlementaire et technique complet est également fourni, pour démarrer le projet sur une base de connaissances solide et anticiper les points de blocage.
Cette première étape est primordiale, elle nous donne une première lecture du site et une identification des enjeux dont il faudra tenir compte en phase de conception. Elle dessine les contours du projet qui devra répondra au programme et aux besoins des usagers, tout en s’intégrant dans le paysage local.
Notre agence bénéficie d’une double compétence VRD-Paysage en interne, où chaque paysagiste concepteur fonctionne en binôme avec un ingénieur VRD (Voirie Réseaux Divers). C’est un dialogue continu dans lequel la technique est au service du projet paysagé d’ensemble.
En effet, il y a une intention paysagère à l’origine de chacun de nos projets, qui est déterminée dès la phase Esquisse (ESQ). C’est le paysage qui oriente le dessin et arbitre le choix des solutions aux problèmes techniques rencontrés. L’intérêt de voir le projet par ce prisme permet de ne pas perdre de vue l’intention première, celle qui donnera à terme, une identité paysagère au site. Cette notion d’identité est essentielle, elle permet à l’usager de reconnaitre qu’il entre dans un espace spécifique. Si la réflexion sous-jacente sur le végétal, les perspectives visuelles, les liaisons douces, les pentes, n’est pas forcément perçue par l’usager, une expérience satisfaisante globale est ressentie et c’est ce qui fait le succès de nos projets.
Parmi les éléments qui structurent notre démarche paysagère projet, on peut citer : La volonté d’intégration et de confortement des trames écologiques existantes, la réflexion sur les parcours et les besoins de chacun, en favorisant les liaisons douces, le travail fin sur le végétal, la prise en compte du relief et des perspectives visuelles comme atouts dans le projet et enfin la proposition de matériaux adaptés à l’identité du site.
L’environnement urbain est la matière travaillée par notre agence depuis plus de 30 ans. Nos projets sont adaptés à la taille des centres-villes, de petite à grande échelle. Nous avons l’expérience des milieux urbains contraints (réseaux, largeur de voirie réduite, flux important, giration de véhicules, stationnement..) et des solutions techniques existantes pour sécuriser et végétaliser les itinéraires des habitants. L’un des objectifs de notre démarche projet est de redonner le plaisir de parcourir la ville.
Nous prenons en compte les différents type d’usagers (seniors, personnes à mobilité réduite, famille et enfants, cyclistes, véhicules légers et lourds..) pour limiter et sécuriser les croisement de flux. Un soin particulier est apporté à l’expérience du piéton, avec la valorisation des perspectives visuelles d’intérêt, le travail des pentes, la fluidité dans les connexions douces et la position régulière d’assises (déambulation des séniors ou des familles).
La prise en compte du contexte urbain est également un point important durant la phase chantier, notamment dans le maintien de l’accessibilité à tous les commerces. Notre agence a l’expérience du processus de concertation avec les habitants (ateliers tables rondes, présentation pédagogique, recueil des remarques..) en amont (phases ESQ et AVP) et pendant la phase chantier. Nos conducteurs travaux assurent également la coordination des entreprises et des concessionnaires réseaux durant cette phase.
L’ingénierie VRD constitue le socle technique de l’atelier. Il s’agit des études de nivellement, de giration des véhicules, de mise en place des réseaux souples et assainissement, de gestion des eaux pluviales, de déblais /remblais des terres et modélisation 3D (etc..). Les matériaux utilisés, les angles de giration et les structures de voirie sont en adéquation avec les usages et la densité du trafic pour obtenir un aménagement fonctionnel. Ces compétences techniques s’appuient sur une connaissance de la règlementation dans l’espace public.
Une estimation est fournie, affinée et mise à jour à chaque phase du projet, pour proposer un aménagement qualitatif qui respecte l’enveloppe budgétaire fixée, ou découpée spatialement en différentes tranches de travaux pour échelonner le coût de l’opération. Nous accompagnons la maitrise d’ouvrage dans l’arbitrage des pistes d’économies à considérer.
Parmi les livrables VRD en phase Projet (PRO), on peut lister : un plan de voirie et nivellement, un plan réseaux, des coupes techniques, des coupes de détail éventuelles, une note descriptive et un chiffrage de l’aménagement. En phase de chantier, au sein de notre agence, l’ingénieur VRD est en appui du conducteur de travaux pour apporter des solutions aux problèmes techniques rencontrés.
Cette notion de recyclage de l’eau de pluie prend tout son sens dans le contexte actuel de réchauffement climatique et de nécessité de végétal en ville pour installer des ilôts de fraicheur.
Notre démarche environnementale s’étend à la gestion des eaux pluviales en milieu urbain. Nous cherchons à désimperméabiliser les sols au maximum pour mettre fin à l’époque du «tout enrobé» et lutter contre les ilôts de chaleur urbains. Il s’agit aussi de stocker les eaux pluviales ou de permettre leur infiltration pour recharger les nappes souterraines et arroser naturellement les végétaux.
Nous avons l’expérience de plusieurs dispositifs pour atteindre cet objectif. On peut citer les revêtements de sols perméables, les dispositifs végétalisés aériens (jardin de pluie, noue, bassin aérien..) ou les dispositifs enterrés (chaussées réservoirs, bassins granulaires, SAUL..).
En parallèle de la gestion vertueuse des eaux pluviales, notre agence intègre un volet écologique à chacun de ses projets. A grande échelle, l’objectif est de prolonger et renforcer les trames vertes, (réseau bocager) bleues (réseau humide, ruisseaux et mares) et noires (éviter l’éclairage systématique des espaces naturels pour préserver les espèces nocturnes) qui sont de véritables réservoirs de biodiversité.
Cela se traduit par la plantation d’espaces végétalisés favorisant la biodiversité, en prolongation des boisements éventuels existants, avec une sélection d’essences végétales mellifères ou d’intérêt pour la faune (baies, nidification, abri..). La plantation de massifs d’essence locale bocagère sur 3 strates (arborée, arbustive, herbacée) participe à installer des corridors écologiques pour la petite faune. Il peut s’agir également de conforter les espèces existantes par la mise en place de gîtes adaptés comme les nichoirs, gîte à chauve-souris, hôtels à insectes… En ville, l’enjeu est de planter là où cela est possible (réseaux..) et pertinent, pour réduire les ilots de chaleur, apporter de l’ombre et davantage de qualité au cadre de vie des habitants.
Nous proposons également des outils pédagogiques pour communiquer sur ce volet écologique et sensibiliser les usagers.
La connaissance du végétal est une autre compétence fondamentale de notre atelier. En effet, la réussite d’un aménagement paysagé se mesure visuellement à l’éclat de la végétation et à son bon développement dans le temps. Les garanties de réussite du projet végétal dépendent de plusieurs facteurs que nous intégrons dans notre démarche projet.
Le premier correspond à la prise en compte du contexte de plantation. Nos paysagistes concepteurs relèvent les caractéristiques du site pour choisir les essences les plus adaptées : il s’agit de l’épaisseur de sol disponible, du niveau d’ensoleillement, du niveau d’humidité, des contraintes urbaines éventuelles (réseaux, façades proches, pavage..) ou des contraintes liées aux équipements associés (exclusion des essences allergènes, toxiques ou piquantes dans les écoles..).
Le second concerne l’ambiance paysagère choisie et sa valeur esthétique. Nos paysagistes concepteurs choisissent l’ambiance paysagère la plus adaptée au regard du contexte du site. Cela peut être une ambiance de bord de mer, de bocage champêtre, de jardin horticole, de lisière forestière, de potager.. Nous sélectionnons ensuite les végétaux qui vont inspirer cette ambiance, en travaillant sur l’équilibre et l’harmonie des feuillages (persistant et caduc), des volumes (différentes hauteurs) et des couleurs de floraison échelonnées sur l’année, pour composer un tableau visuel agréable et changeant.
Le troisième facteur concerne l’entretien, à limiter pour faire vivre les massifs dans le temps. Afin de garantir cette durabilité, nous proposons en majorité des essences ayant de faibles besoins en eaux (adaptées au sec) et en entretien (taille limitée à une fois par an). Les dimensions à maturité des arbres et arbustes sont ainsi adaptées au site de plantation.